Insee (département des études économiques)
Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés
Une étude de rang B (doubles différences), indépendante du dispositif évalué, qui porte sur la période de 2014 à 2016.
L'étude
- Document
- Insee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques), Prime à l'embauche dans les PME : évaluation à partir des déclarations d’embauche — Document de travail G2018/09, novembre 2018
- Institution
- Insee (département des études économiques)
- Méthode
- doubles différences ; rang B : un groupe de comparaison construit (doubles différences avec tendances discutées, appariement, contrôle synthétique, variables instrumentales) ; crédible sous des hypothèses que l'étude discute.
- Indépendance
- indépendante : Chercheurs de l'Insee, sans commanditaire mentionné ; la DGEFP, qui pilote l'aide, et l'Acoss ont donné accès aux données (p. 3) sans signer l'étude, qui « n'engage que leurs auteurs ». Proposition à valider par les relecteurs scientifiques.
- Données et code publiés
- non
- Période étudiée
- de 2014 à 2016
- Versions du dispositif couvertes
- Embauche PME : Aide à l'embauche dans les PME, embauches du 18 janvier 2016 au 30 juin 2017 (CDI ou CDD d'au moins six mois, rémunération d'au plus 1,3 Smic, entreprises de moins de 250 salariés)
La méthode, selon le document
« L’estimation repose ensuite sur l’hypothèse que les trajectoires d’embauches des entreprises traitées et non traitées suivaient un chemin parallèle avant la mise en place de la prime. »
Insee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques), page 18 du fichier.
Les chiffres repris par les fiches
Chaque chiffre repris est relevé deux fois, indépendamment. Le niveau de preuve est celui du critère, calculé avec toutes les études de la fiche.
Aide à l'embauche dans les PME
| Critère | Mesure de l'étude | Sens | Niveau de preuve du critère | Relevé |
|---|---|---|---|---|
| Embauches en CDD de six mois ou plus | +0,033 écart de probabilité trimestrielle d'embaucher en CDD de six mois ou plus, sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles)) | pas d'effet mis en évidence | Indices | deux relevés concordants, ancrée à la page citée |
| Embauches en CDI | +0,076 écart de probabilité trimestrielle d'embaucher en CDI (0,076 = 7,6 points de pourcentage), sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles)) | positif | Indices | deux relevés concordants, ancrée à la page citée |
| Embauches en contrats éligibles (CDI et CDD de six mois ou plus) | +0,048 écart de probabilité trimestrielle d'embaucher en CDI ou en CDD de six mois ou plus (0,048 = 4,8 points de pourcentage), sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles)) | positif | Effet probable | deux relevés concordants, ancrée à la page citée |
| Emploi (effectif salarié) des entreprises éligibles | +0,032 écart de taux de croissance annuel de l'effectif physique (0,032 = 3,2 points), sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles)) | pas d'effet mis en évidence | Résultats observés, effet inconnu | deux relevés concordants, ancrée à la page citée |
D'autres valeurs de cette fiche attendent qu'une personne tranche entre deux relevés divergents : elles ne sont pas affichées.
Les limites que les auteurs énoncent
« L’hypothèse des tendances communes est plus discutable pour les embauches en CDI (figure 14) »
Insee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques), page 18 du fichier.
« le coefficient devient non-significativement différent de zéro quand on étend l’analyse à un plus grand nombre d’entreprises »
Insee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques), page 20 du fichier.
« La stratégie d’identification précédente a pour limite de ne concerner que les entreprises de grande taille (proches de 250 salariés ETP) »
Insee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques), page 21 du fichier.