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Embauche PME · Emploi et insertion · registre mis à jour le 23 octobre 2026

Aide à l'embauche dans les PME

Combien a coûté l'aide à l'embauche dans les PME de 2016 et 2017, et que sait-on de son effet sur les embauches et sur l'emploi ?

Le coût retenu pour ce dispositif attend qu'une personne tranche un écart entre ses deux relevés. Sur les embauches en CDI et en CDD de six mois ou plus, l'évaluation la plus solide mesure un effet de +0,048 écart de probabilité trimestrielle d'embaucher en CDI ou en CDD de six mois ou plus (0,048 = 4,8 points de pourcentage) par rapport à un groupe comparable, en moyenne sur 12 mois : effet probable. Sur les embauches en CDI et sur les embauches en CDD de six mois ou plus, les études les plus solides ne s'accordent pas sur le sens de l'effet (indices). Sur les embauches en CDD de un à cinq mois, les études citées ne mettent pas en évidence d’effet (indices). Sur l'emploi des entreprises éligibles, les études les plus solides ne s'accordent pas sur le sens de l'effet (résultats observés, effet inconnu). Sur l'emploi salarié dans l'ensemble de l'économie, les études disponibles ne permettent pas d'établir ce qu'aurait été la situation sans le dispositif (indices).

L'État versait aux entreprises et associations de moins de 250 salariés une aide pour toute embauche en CDI ou en CDD d'au moins six mois dont la rémunération prévue au contrat n'excédait pas 1,3 fois le Smic : 500 € par trimestre exécuté du contrat, pendant deux ans au plus, soit 4 000 € pour un temps plein et 2 000 € pour un mi-temps. Réservée aux entreprises de droit privé, l'aide ne se cumulait pas avec une autre aide de l'État à l'insertion, à l'accès ou au retour à l'emploi, mais se cumulait avec le CICE et les baisses de cotisations patronales du pacte de responsabilité : pour un salarié embauché au Smic, l'ensemble équivalait à une exonération totale des cotisations patronales. Mesure du plan d'urgence pour l'emploi annoncé le 18 janvier 2016, elle élargissait aux entreprises de moins de 250 salariés l'aide créée en 2015 pour l'embauche d'un premier salarié dans les très petites entreprises, ensuite fondue dans le dispositif. Elle portait d'abord sur les embauches prenant effet entre le 18 janvier et le 31 décembre 2016, puis a été prolongée aux embauches prenant effet avant le 1er juillet 2017 ; les crédits de la loi de finances pour 2017 supposaient une ouverture jusqu'au 31 décembre, et l'interruption au 30 juin a dégagé des crédits principalement redéployés vers le plan « 500 000 formations ». Gérée par l'Agence de services et de paiement et financée sur le programme 103 de la mission Travail et emploi, l'aide était demandée dans les six mois suivant le début du contrat, puis payée chaque trimestre sur envoi, dans un délai de six mois, des états de présence du salarié : les paiements devaient s'échelonner jusqu'en 2019.1256

Bénéficiaires

2 216 053 demandes validées

2 216 053 demandes validées : demandes d'aide validées par l'ASP depuis le début du dispositif

fait publié

Résultat observé

22,3 %

22,3 % : part des contrats éligibles rompus avant leur fin prévisionnelle

fait publié

Niveau de preuve

Résultats observés, effet inconnu

Emploi (effectif salarié) des entreprises éligibles ; sens : indéterminé

calcul Prisme

De l'argent voté à l'effet

Chaque maillon répond à une question différente. Sélectionnez-en un pour lire son détail.

6 maillon(s) documenté(s) sur 7

Moyens engagés · Combien a-t-on décidé d'y mettre ?

fait publié

À ne pas confondre avec la dépense réelle.

fait publié

À ne pas confondre avec un résultat.

Impacts visés · Qu'espérait-on ?

Aucune valeur de ce maillon dans les documents réunis.

À ne pas confondre avec un impact constaté.

Impacts attribuables · Qu'a changé le dispositif par rapport à son absence ?

  • Embauches en contrats éligibles (CDI et CDD de six mois ou plus) : Effet probable, sens positif
  • Embauches en CDI : Indices, sens indéterminé
  • Embauches en CDD de six mois ou plus : Indices, sens indéterminé
  • Embauches en CDD de un à cinq mois (contrats non éligibles) : Indices, sens pas d'effet mis en évidence
  • Emploi (effectif salarié) des entreprises éligibles : Résultats observés, effet inconnu, sens indéterminé
  • Emploi salarié dans l'ensemble de l'économie : Indices, sens positif

Voir la carte des preuves.

calcul Prisme

À ne pas confondre avec un résultat observé.

Carte des preuves

Les critères en lignes, les études en colonnes. Une case vide signale que l'étude ne mesure pas ce critère. Sélectionnez une case pour lire son explication.

effet positifpas d'effet mis en évidencesens indéterminéchiffrage, pas un effetnon mesuré
Carte des preuves : critères en lignes, études en colonnes, niveau de preuve calculé en dernière colonne
CritèreInsee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés2doubles différences · rang BInsee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées2variables instrumentales · rang BDG Trésor, 2016 — estimation a priori des embauches et des emplois4simulation ex ante · rang simulationAssemblée nationale (rapporteurs spéciaux), 2018 — emplois créés et coût par contrat3méthode non décrite dans le document lu · rang DNiveau de preuve
Embauches en contrats éligibles (CDI et CDD de six mois ou plus)Effet probablesens : positif
Embauches en CDIIndicessens : indéterminé
Embauches en CDD de six mois ou plusIndicessens : indéterminé
Embauches en CDD de un à cinq mois (contrats non éligibles)Indicessens : pas d'effet mis en évidence
Emploi (effectif salarié) des entreprises éligiblesRésultats observés, effet inconnusens : indéterminé
Emploi salarié dans l'ensemble de l'économieIndicessens : positif
Coût budgétaire par emploi crééChiffrage, pas un effet

Effets relevés en attente d'arbitrage entre leurs deux relevés : Embauches en CDD de un à cinq mois (contrats non éligibles). Le niveau affiché ne les compte pas encore.

Limites et désaccords

Les limites déclarées par les auteurs, les désaccords publiés et les pièges de lecture sont repris avec leurs sources.

Ce que l'on ne peut pas conclure

  • Les évaluations portent sur les embauches de 2016, à partir des déclarations d'embauche de 2013 à 2016 : aucune ne mesure les embauches du premier semestre 2017, après la prolongation, ni ce que sont devenus les emplois ensuite. Les auteurs du document de travail de l'Insee jugent possible qu'une partie des nouvelles embauches ait été compensée par des sorties de l'emploi, et proposent d'étudier l'effet de l'aide sur les fins de contrat.2 (p. 12, p. 25)
  • La comparaison de part et d'autre du seuil de 250 salariés ne renseigne que sur les entreprises proches de ce seuil, qui ont relativement peu recouru à l'aide, alors que 81 % des primes sont allées aux entreprises de moins de 50 salariés. L'hypothèse de tendances communes y est « plus discutable » pour les CDI, et l'effet sur les CDI, concentré sur la fin de 2016, n'est plus significatif quand on élargit les groupes comparés. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, seule la comparaison de marchés du travail plus ou moins exposés à l'aide est disponible, dont les auteurs n'estiment que la « forme réduite ».2 (p. 15, p. 18, p. 20, p. 21, p. 22)
  • L'évaluation de Cahuc, Carcillo et Le Barbanchon, souvent citée sur les primes à l'embauche, porte sur l'aide de 2009 réservée aux entreprises de moins de 10 salariés (« zéro charges »), qui couvrait les CDD d'au moins un mois et décroissait jusqu'à 1,6 Smic : elle ne mesure pas l'aide de 2016. Le document de travail de l'Insee s'en inspire seulement pour l'une de ses deux stratégies d'identification.29 (p. 4, p. 9, p. 10, p. 21)
  • Le seul chiffrage recensé du coût d'un emploi créé, de 350 000 à 400 000 € par contrat, rapporte un coût final supposé de 3,5 à 4 Md€ à 10 000 emplois que les rapporteurs spéciaux de l'Assemblée nationale attribuent à « une étude de l'Insee, datée de décembre 2017 », sans la citer. Selon le rapport annuel de performances 2018, la dépense totale de l'Agence de services et de paiement au titre de l'aide s'élève à 2 789 M€ depuis le début du dispositif.13 (p. 5, p. 115)
  • Embauches en CDD de un à cinq mois (contrats non éligibles) : imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet.
  • Emploi (effectif salarié) des entreprises éligibles : imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet.
  • Emploi salarié dans l'ensemble de l'économie : l'intervalle de confiance n'est pas publié dans le document lu ; la précision de l'estimation n'est pas connue.

Désaccords

  • La première évaluation de l'Insee, publiée en décembre 2016 sur le premier semestre, concluait que la prime « n'aurait donc pas accru les embauches » des entreprises proches du seuil de 250 salariés. Le document de travail de 2018, qui couvre toute l'année 2016 avec des effectifs plus récents, trouve un effet sur les embauches en CDI, concentré au dernier trimestre, « infirmant en partie » cette conclusion ; ses auteurs jugent la régression sur discontinuité de 2016 peu fiable, le recours à la prime ne chutant pas nettement au seuil.28 (p. 1, p. 7, p. 20, p. 21, p. 48)
  • En août 2016, avant toute évaluation, la DG Trésor estimait que la prime pourrait conduire à 110 000 embauches et 60 000 emplois supplémentaires en 2016, et présentait la prime à l'embauche comme « un outil efficace de relance de l'activité ». En 2018, les rapporteurs spéciaux de l'Assemblée nationale jugent que son « arrêt prématuré » témoigne d'« une politique opportuniste et sans vision de long terme, qu'il convient de ne pas reproduire ».34 (p. 1, p. 4, p. 5)

Pièges de lecture

  • Les montants publiés par la Cour des comptes pour 2016 et 2017 comprennent l'aide à l'embauche d'un premier salarié dans les très petites entreprises, fondue dans la prime ; ceux de 2018, tirés du rapport annuel de performances, portent sur la seule aide PME, l'aide au premier salarié y étant comptée à part. La loi de finances initiale pour 2016 ne prévoyait de crédits qu'au titre de l'aide au premier salarié : la prime PME, annoncée début 2016, n'y était pas budgétée.1567 (p. 29, p. 115, p. 27, p. 67)
  • Les autorisations d'engagement et les crédits de paiement ne s'additionnent pas : en 2016, 3 006 M€ ont été engagés pour 540 M€ payés ; de 2016 à 2018, 5 095 M€ d'engagements pour 2 882,9 M€ de paiements. La Cour des comptes explique cette « perte entre le niveau d'engagement et le niveau de décaissement réel » par les demandes non validées et les contrats rompus avant leur terme, et relève de nombreux dossiers ouverts sans transmission des justificatifs nécessaires au paiement.567 (p. 27, p. 67, p. 35)
  • Les crédits de paiement exécutés sont des versements de l'État à l'Agence de services et de paiement, facturés par avance mensuelle, pas les sommes reçues par les employeurs la même année : en 2018, l'Agence a versé 913,55 M€ aux employeurs pour 752,89 M€ de crédits exécutés, en puisant dans une trésorerie de 191 M€ au 1er janvier.1 (p. 114)
  • Le coût total diffère selon le document : 2 789 M€ de dépense de l'Agence de services et de paiement depuis le début du dispositif selon le rapport annuel de performances 2018, 2 860 M€ « versés depuis le début du dispositif » et 2 882,9 M€ de crédits de paiement exécutés de 2016 à 2018 selon la Cour des comptes. Ces totaux ne se comparent pas sans connaître leur périmètre.17 (p. 115, p. 67)
  • Le taux de recours dépend du document et du calcul : 54 % des CDD d'au moins six mois et 34 % des CDI des entreprises de moins de 250 salariés au premier semestre 2016 selon la note de l'Insee de 2016 ; pour toute l'année 2016, 19 % et 20 % de ces mêmes embauches, et « environ 55 % », « environ 40 % » ou un taux « autour de 50 % » des seules embauches éligibles selon la page du document de travail de 2018.28 (p. 1, p. 4, p. 15, p. 25)
  • Plus d'embauches en contrats éligibles ne veut pas dire plus d'emplois : près du seuil de 250 salariés, les nouveaux CDI semblent s'être substitués à des CDD de moins de six mois, sans hausse des effectifs ; dans les entreprises de moins de 50 salariés, la hausse des embauches en CDD de six mois ou plus s'accompagne d'effets sur l'emploi qui « demeurent très fragiles à la spécification choisie ».2 (p. 7, p. 20, p. 25)
  • Les demandes validées et les embauches couvertes par les primes ne sont pas des embauches supplémentaires : avant toute évaluation, la DG Trésor estimait l'effet de la prime de l'ordre de 10 % des embauches bénéficiaires. Les ruptures des contrats éligibles (11,2 % au bout de six mois, 22,3 % au bout d'un an) sont un résultat observé, pas un effet ; la Cour les juge probablement sous-estimées, car fondées sur les seules déclarations des employeurs à l'Agence de services et de paiement.47 (p. 8, p. 67)

Comment le niveau est calculé

Une règle publique calcule le niveau de chaque critère à partir des études du registre ; personne ne l'écrit à la main. La règle (version 2026-10-23) tient pour de court terme un effet mesuré sur moins de 24 mois.

Embauches en contrats éligibles (CDI et CDD de six mois ou plus)Effet probable
  • méthodes (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : rang B, DG Trésor, 2016 — estimation a priori des embauches et des emplois : rang simulation) : oui
  • au moins une étude forte (rang A ou B) indépendante (1 étude(s) ; niveau 4 : il en faut deux, d'institutions différentes, concordantes, dont une sur la version actuelle) : oui
  • études fortes contradictoires sur le sens : non
  • caractère indirect : aucune étude retenue ne couvre la version actuelle (version actuelle : embauche-pme) : non
  • imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de 0.00488 à 0.0911) : non

Ce qui le changerait : Une seconde évaluation forte, d'une autre institution, concordante, sur la version actuelle.

Embauches en CDIIndices
  • méthodes (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : rang B, Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : rang B) : oui
  • au moins une étude forte (rang A ou B) indépendante (2 étude(s) ; niveau 4 : il en faut deux, d'institutions différentes, concordantes, dont une sur la version actuelle) : oui
  • études fortes contradictoires sur le sens : oui
  • caractère indirect : aucune étude retenue ne couvre la version actuelle (version actuelle : embauche-pme) : non
  • imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de -0.0237 à 0.204 ; Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de 0.0231 à 0.129) : non

Ce qui le changerait : Une évaluation indépendante de rang A ou B (contrefactuel crédible).

Embauches en CDD de six mois ou plusIndices
  • méthodes (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : rang B, Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : rang B) : oui
  • au moins une étude forte (rang A ou B) indépendante (2 étude(s) ; niveau 4 : il en faut deux, d'institutions différentes, concordantes, dont une sur la version actuelle) : oui
  • études fortes contradictoires sur le sens : oui
  • caractère indirect : aucune étude retenue ne couvre la version actuelle (version actuelle : embauche-pme) : non
  • imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de 0.163 à 0.453 ; Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de -0.0278 à 0.0938) : non

Ce qui le changerait : Une évaluation indépendante de rang A ou B (contrefactuel crédible).

Embauches en CDD de un à cinq mois (contrats non éligibles)Indices
  • méthodes (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : rang B) : oui
  • au moins une étude forte (rang A ou B) indépendante (1 étude(s) ; niveau 4 : il en faut deux, d'institutions différentes, concordantes, dont une sur la version actuelle) : oui
  • études fortes contradictoires sur le sens : non
  • caractère indirect : aucune étude retenue ne couvre la version actuelle (version actuelle : embauche-pme) : non
  • imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de -0.0914 à 0.167) : oui

Ce qui le changerait : Une évaluation indépendante de rang A ou B (contrefactuel crédible).

Emploi (effectif salarié) des entreprises éligiblesRésultats observés, effet inconnu
  • méthodes (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : rang B, Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : rang B) : oui
  • au moins une étude forte (rang A ou B) indépendante (2 étude(s) ; niveau 4 : il en faut deux, d'institutions différentes, concordantes, dont une sur la version actuelle) : oui
  • études fortes contradictoires sur le sens : oui
  • caractère indirect : aucune étude retenue ne couvre la version actuelle (version actuelle : embauche-pme) : non
  • imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet (Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de moins de 50 salariés plus ou moins exposées : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de -0.00144 à 0.0534 ; Insee (Beaumont et Luciani), 2018 — entreprises de part et d'autre du seuil de 250 salariés : intervalle à 95 % calculé depuis l'erreur type publiée, de -0.0209 à 0.0849) : oui

Ce qui le changerait : Une évaluation qui construit un groupe de comparaison (rang C au moins).

Emploi salarié dans l'ensemble de l'économieIndices
  • méthodes (DG Trésor, 2016 — estimation a priori des embauches et des emplois : rang simulation, Assemblée nationale (rapporteurs spéciaux), 2018 — emplois créés et coût par contrat : rang D) : oui
  • indices : rang C, simulation, ou étude forte non indépendante sans données publiées : oui
  • caractère indirect : aucune étude retenue ne couvre la version actuelle (version actuelle : embauche-pme) : non
  • imprécision : intervalle compatible avec l'absence d'effet (intervalle non publié pour au moins une étude) : non

Ce qui le changerait : Une évaluation indépendante de rang A ou B (contrefactuel crédible).

Références

  1. Gouvernement (ministère chargé du travail), Rapports annuels de performances — Annexe au projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes pour 2018 — Mission Travail et emploi, avril 2019. Pages du fichier citées : 114, 115. empreinte 6e405e1866fb
  2. Insee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques), Prime à l'embauche dans les PME : évaluation à partir des déclarations d’embauche — Document de travail G2018/09, novembre 2018. Pages du fichier citées : 9, 34, 35, 38, 39. empreinte 2fcac149e28d
  3. Assemblée nationale, commission des finances (rapporteurs spéciaux Gilles Le Gendre et Marie-Christine Verdier-Jouclas), Rapport n° 1055 sur le projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’année 2017 — Annexe n° 43, Travail et emploi ; Financement national du développement et de la modernisation de l’apprentissage, juin 2018. Pages du fichier citées : 5. empreinte c601f8afe65e
  4. Direction générale du Trésor, Les aides à l'embauche : un outil efficace de soutien à l'emploi ? — Trésor-Éco n° 177, août 2016. Pages du fichier citées : 8. empreinte 88646f2f59c6
  5. Cour des comptes, Note d’analyse de l’exécution budgétaire 2016 — Mission Travail et emploi, mai 2017. Pages du fichier citées : 27. empreinte a35d9338b8e5
  6. Cour des comptes, Note d’analyse de l’exécution budgétaire 2017 — Mission Travail et emploi, mai 2018. Pages du fichier citées : 59. empreinte b92cd0c335da
  7. Cour des comptes, Note d’analyse de l’exécution budgétaire 2018 — Mission Travail et emploi, 2019. Pages du fichier citées : 67. empreinte 418db865a0f5
  8. Insee (Insee Analyses), Prime à l’embauche dans les petites et moyennes entreprises : une première évaluation à partir des déclarations d’embauche — Insee Analyses n° 29, décembre 2016. empreinte 180c8a6a356f
  9. IZA – Institute of Labor Economics (série Discussion Papers), The Effectiveness of Hiring Credits — IZA Discussion Paper n° 11248, décembre 2017. empreinte d7b9828efd1e

Valeurs et sources

Chaque chiffre de la fiche figure ici avec son document, sa page et la phrase exacte qui le contient. Chaque valeur est relevée deux fois, indépendamment, et ancrée à la page citée (comment un chiffre entre dans une fiche).

Registre ouvert
Valeurs de la fiche et leurs sources
IdentifiantValeurNatureSourceRelevé
financement.vote.201685 M€ votés en 2016fait publiéCour des comptes (mai 2017), p. 27 du fichier5
« S’y ajoutent 3 006 M€ en AE et 540 M€ en CP pour l’aide TPE-1ère embauche et la prime à l’embauche en PME contre 80 M€ en AE et 85 M€ en CP prévus en LFI (au titre du premier dispositif uniquement). »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
7b6523c06963
financement.vote.20171 932 M€ votés en 2017fait publiéCour des comptes (mai 2018), p. 59 du fichier6
« explique l’écart entre les montants prévus en LFI (3 627 M€ en AE et 1 932 M€ en CP) et les montants exécutés (2 089 M€ en AE et 1 581 M€) à ce titre »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
5d7e9e432ed1
financement.vote.20181 095,55 M€ votés en 2018fait publiéGouvernement (ministère chargé du travail) (avril 2019), p. 114 du fichier1
« Les crédits prévus en LFI 2018 s’élevaient à 1 095,55 M€ en crédits de paiement afin de couvrir le coût des embauches éligibles (réalisées avant le 1 er juillet 2017) et n’ayant pas atteint le montant maximal. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
722b483a6c07
fait.depense_totale2 789 M€ : dépense totale de l'ASP au titre de l'aide Embauche PME depuis le début du dispositif, d'après le rapport annuel de performances 2018fait publiéGouvernement (ministère chargé du travail) (avril 2019), p. 115 du fichier1
« Au total, le nombre de paiements réalisés par l’ASP depuis le début du dispositif s’élève à 7 511 488, pour une dépense totale de 2 789 M€. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
fae612dac93d
financement.execute.2018752,89 M€ exécutés en 2018fait publiéGouvernement (ministère chargé du travail) (avril 2019), p. 114 du fichier1
« L’exécution 2018 s’élève à 752,89 M€ en crédits de paiement. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
abfc1c0021e4
activite.paiements7 511 488 paiements réalisés par l'ASP au titre de l'aide Embauche PME (2016 à 2018)fait publiéGouvernement (ministère chargé du travail) (avril 2019), p. 115 du fichier1
« Au total, le nombre de paiements réalisés par l’ASP depuis le début du dispositif s’élève à 7 511 488, pour une dépense totale de 2 789 M€. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
5e69cd0b52ac
beneficiaires.demandes_validees2 216 053 demandes d'aide validées par l'ASP depuis le début du dispositif (2016 au 31 décembre 2018)fait publiéGouvernement (ministère chargé du travail) (avril 2019), p. 114 du fichier1
« Au 31 décembre 2018, 2 427 902 demandes avaient été adressées à l’ASP, gestionnaire du dispositif, qui en avait validé 2 216 053 à cette même date, soit un taux de chute de 8,8 %. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
42fdde77a8e1
beneficiaires.embauches.2016965 000 embauches couvertes par les primes accordées en 2016 (2016)fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 9 du fichier2
« Selon les données de l'Agence de Services et de Paiement (ASP), les primes accordées en 2016 portent sur 965 000 embauches pour un montant total (alloué et prévisionnel) de 2,6 milliards d'euros. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
31221da4baa8
resultat.ruptures_un_an22,3 % : part des contrats éligibles rompus avant leur fin prévisionnelle (contrats éligibles à l'aide, d'après les ruptures déclarées à l'ASP par les employeurs, un an après le début du contrat)fait publiéCour des comptes (2019), p. 67 du fichier7
« de la part des contrats éligibles rompus avant leur fin prévisionnelle (11,2 % au bout de six mois et 22,3 % au bout d’un an) »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
53e5829c1a9e
cout.par_contrat_cree350 000 à 400 000 € par contrat crééestimation d'un tiersAssemblée nationale, commission des finances (rapporteurs spéciaux Gilles Le Gendre et Marie-Christine Verdier-Jouclas) (juin 2018), p. 5 du fichier3
« En retenant ces chiffres, le coût de la mesure pourrait être de l’ordre de 350 000 à 400 000 euros par contrat créé, pour un impact final sur les finances publiques compris entre 3,5 et 4 milliards d’euros. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
13187b2ba7ec
effet.embauches_cdd_courts.beaumont-luciani-2018-exposition+0,038 écart de croissance annuelle des embauches en CDD de un à cinq mois (taux au point moyen) pour une part de l'emploi payé moins de 1,3 Smic plus élevée de 100 points, sur 12 mois (cellules zone d'emploi × secteur × taille (1 à 9, 10 à 19, 20 à 49 salariés), 8 124 cellules)fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 39 du fichier2
« Part emploi < 1.3 SMIC 0,028 0,042 0,010* 0,070 0,038 (0,054) (0,054) (0,052) (0,064) (0,066) »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
a599bd2fe59b
effet.embauches_cdd_longs.beaumont-luciani-2018-exposition+0,308 écart de croissance annuelle des embauches en CDD de six mois ou plus (taux au point moyen) pour une part de l'emploi payé moins de 1,3 Smic plus élevée de 100 points, sur 12 mois (cellules zone d'emploi × secteur × taille (1 à 9, 10 à 19, 20 à 49 salariés), 8 124 cellules)fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 38 du fichier2
« Part emploi < 1.3 0,204*** 0,198*** 0,250*** 0,310*** 0,308*** SMIC (0,062) (0,062) (0,058) (0,074) (0,074) »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
2b7f3c50ff0a
effet.embauches_cdd_longs.beaumont-luciani-2018-seuil+0,033 écart de probabilité trimestrielle d'embaucher en CDD de six mois ou plus, sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles))fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 34 du fichier2
« CDD 6M 0,033 (0,031) 0,562 2616 0,490 »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
aa8fc10e5748
effet.embauches_cdi.beaumont-luciani-2018-exposition+0,09 écart de croissance annuelle des embauches en CDI (taux au point moyen) pour une part de l'emploi payé moins de 1,3 Smic plus élevée de 100 points, sur 12 mois (cellules zone d'emploi × secteur × taille (1 à 9, 10 à 19, 20 à 49 salariés), 8 124 cellules)fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 38 du fichier2
« Part emploi < 1,3 0,044 0,042 0,060 0,080 0,090 SMIC (0,094) (0,050) (0,046) (0,056) (0,058) »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
0e733b16217b
effet.embauches_cdi.beaumont-luciani-2018-seuil+0,076 écart de probabilité trimestrielle d'embaucher en CDI (0,076 = 7,6 points de pourcentage), sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles))fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 34 du fichier2
« CDI 0,076*** (0,027) 0,610 2616 0,599 »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
37b92b3af953
effet.embauches_eligibles.beaumont-luciani-2018-seuil+0,048 écart de probabilité trimestrielle d'embaucher en CDI ou en CDD de six mois ou plus (0,048 = 4,8 points de pourcentage), sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles))fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 34 du fichier2
« CDD 6M/CDI 0,048** (0,022) 0,760 2616 0,650 »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
65024b236e57
effet.embauches_eligibles.dg-tresor-embauche-pme-2016+110 000 embauches supplémentaires sur l'année 2016 (ordre de grandeur), sur 12 mois (embauches éligibles attendues en 2016 dans les entreprises de moins de 250 salariés (environ 1,4 million))fait publiéDirection générale du Trésor (août 2016), p. 8 du fichier4
« L'application des élasticités spécifiques (cf. encadré n°3) aux flux d'embauches bénéficiaires attendus de la prime « Embauche PME » donne un surcroît d'embauches de l'ordre de 110 000 réparties sur l'année 2016. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
d7aee6e13f5f
effet.emploi_entreprises.beaumont-luciani-2018-exposition+0,026 écart de croissance annuelle de l'effectif physique (taux au point moyen) pour une part de l'emploi payé moins de 1,3 Smic plus élevée de 100 points, sur 12 mois (cellules zone d'emploi × secteur × taille (1 à 9, 10 à 19, 20 à 49 salariés), 8 124 cellules)fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 39 du fichier2
« Part emploi < 1.3 SMIC 0.008 0.014 0.014 0.022* 0.026* (0.012) (0.012) (0.012) (0.014) (0.014) »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
e82447ba2ef6
effet.emploi_entreprises.beaumont-luciani-2018-seuil+0,032 écart de taux de croissance annuel de l'effectif physique (0,032 = 3,2 points), sur 12 mois (entreprises de 240 à 249 salariés en équivalent temps plein (éligibles) comparées à celles de 250 à 259 salariés (non éligibles))fait publiéInsee (documents de travail de la Direction des études et synthèses économiques) (novembre 2018), p. 35 du fichier2
« Effectif (variation) 0,032 (0,027) 0,027 2463 0,337 »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
0b60c35760c4
effet.emploi_salarie_total.dg-tresor-embauche-pme-2016+60 000 emplois salariés supplémentaires fin 2016 (environ), sur 12 mois (emploi salarié, ensemble de l'économie)fait publiéDirection générale du Trésor (août 2016), p. 8 du fichier4
« Selon les hypothèses retenues sur l'attrition par type de contrat, l'emploi salarié serait supérieur d'environ 60 000 postes fin 2016 à son niveau en l'absence de la prime. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
8e8f82415755
effet.emploi_salarie_total.le-gendre-verdier-jouclas-an-2018+10 000 emplois créés, sur 6 mois (non précisée)fait publiéAssemblée nationale, commission des finances (rapporteurs spéciaux Gilles Le Gendre et Marie-Christine Verdier-Jouclas) (juin 2018), p. 5 du fichier3
« Toutefois, une étude de l’Insee, datée de décembre 2017, estime à 10 000 le nombre d’emplois créés sous l’impulsion de la prime PME dans les six mois de sa mise en œuvre. »
deux relevés concordants, ancrée à la page citée
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Citer cette fiche

Prisme, rubrique Dépenses publiques, « Aide à l'embauche dans les PME », fiche mise à jour le 23 octobre 2026, https://www.prisme-donnees.fr/depenses-publiques/dispositifs/aide-embauche-pme.

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