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DossierDémographie · Insee, Eurostat

Quand les naissances baissent, d'où vient la croissance de la population ?

Depuis 1968, la France métropolitaine a gagné 16,5 millions d'habitants, surtout par l'excédent des naissances sur les décès ; de 2017 à 2023, pour la première fois, les arrivées ont pesé davantage. Dans l'Union, la fécondité des régions est à son plus bas depuis le début des séries, et le chômage n'explique pas cette chute. La population y vieillit presque partout, et le plus vite là où elle part.

Publié le 22 octobre 2026 · mis à jour le 23 octobre 2026 · 12 min de lecture

Données : Recensement de la population 2023 (Insee), Statistiques régionales (Eurostat, extraction du 22 octobre 2026), ADMIN EXPRESS COG CARTO 2026 (IGN)

À jour vérifié le 27 octobre 2026 ; prochaine diffusion annoncée en juin 2027 (Recensement de la population) État des données

Naissances par an, 2017-2023707 000en France métropolitaine, contre 843 000 par an de 1968 à 1975
Départements où les décès dépassent les naissances60 sur 96de 2017 à 2023, contre 13 de 1968 à 1975
Fécondité des régions de l'UE, 20241,34enfant par femme en moyenne, contre 1,57 en 2016 ; renouvellement des générations : 2,1
Part des 65 ans et plus22,5 %en moyenne dans les régions de l'UE en 2025, contre 17,5 % en 2008

En France, l'excédent des naissances faiblit

Entre deux recensements, la population change par les naissances et les décès (le solde naturel), et par les arrivées et les départs (le solde migratoire). De 1968 à 2023, celle de la métropole est passée de 49,7 millions à 66,2 millions d'habitants. Le solde naturel en a apporté 12,0 millions (73 %), le solde migratoire 4,5 millions.

Solde naturel et solde migratoire apparent de la France métropolitaine, 1968-2023

Insee, recensements de la population, séries historiques (population, naissances et décès) · Licence Ouverte 2.0 · taux annuels rapportés à la population moyenne de chaque période

Données de la figure
PériodeAnnéesNaissances par anDécès par anSolde naturel (%/an)Solde migratoire apparent (%/an)Variation (%/an)
1968-19757843 000550 000+0,57+0,23+0,80
1975-19827763 000551 000+0,40+0,07+0,47
1982-19908768 000539 000+0,41+0,10+0,51
1990-19999734 000527 000+0,36+0,01+0,37
1999-20078768 000528 000+0,40+0,28+0,68
2007-20125793 000531 000+0,42+0,09+0,51
2012-20175770 000563 000+0,32+0,07+0,39
2017-20236707 000622 000+0,13+0,26+0,39

De 1968 à 1975, la métropole comptait 843 000 naissances par an ; de 2017 à 2023, 707 000, le plus bas de la série. Les décès n'ont jamais été aussi nombreux : 622 000 par an. Rapporté à la population, le solde naturel passe de +0,57 % par an à +0,13 % par an.

De 2017 à 2023, pour la première fois de la série, le solde migratoire apparent (170 000 habitants par an) pèse plus que le solde naturel (84 000). Personne ne compte les arrivées et les départs : ce solde se déduit par différence, la variation de la population moins le solde naturel. On le dit apparent parce qu'il recueille aussi les erreurs des recensements et leurs changements de méthode. L'Insee estime ainsi que le nouveau questionnaire de 2018 abaisse les populations mesurées de 0,7 % en tout, de celle de 2016 à celle de 2022, soit de l'ordre de 0,1 point par an : un ordre de grandeur à garder en tête devant le solde migratoire apparent de la dernière période (+0,26 % par an), que ce changement tire vers le bas (note de l'Insee).

De 1968 à 1975, 13 départements de métropole sur 96 comptaient plus de décès que de naissances ; de 2012 à 2017, 42 ; de 2017 à 2023, 60, plus de la moitié. Parmi eux, 37 gagnent pourtant des habitants, par les arrivées. Le solde naturel le plus faible est celui de la Creuse (−1,04 % par an), le plus fort celui de la Seine-Saint-Denis (+1,08 % par an).

Solde naturel et solde migratoire apparent par département, 2017-2023

Insee, recensements de la population, séries historiques (population, naissances et décès) · Licence Ouverte 2.0 · contours : IGN, ADMIN EXPRESS COG CARTO, Licence Ouverte 2.0

Données de la figure
CodeDépartementSolde naturel 2012-2017 (%/an)Solde naturel 2017-2023 (%/an)Solde migratoire apparent 2017-2023 (%/an)Variation 2017-2023 (%/an)
01Ain+0,40+0,25+0,66+0,91
02Aisne+0,14−0,10−0,25−0,35
03Allier−0,36−0,54+0,31−0,23
04Alpes-de-Haute-Provence−0,15−0,38+0,80+0,42
05Hautes-Alpes+0,02−0,20+0,46+0,26
06Alpes-Maritimes+0,06−0,09+0,77+0,68
07Ardèche−0,10−0,33+0,76+0,43
08Ardennes+0,04−0,22−0,26−0,47
09Ariège−0,28−0,49+0,77+0,28
10Aube+0,12−0,08+0,10+0,02
11Aude−0,17−0,37+0,79+0,42
12Aveyron−0,35−0,50+0,52+0,02
13Bouches-du-Rhône+0,45+0,27+0,24+0,51
14Calvados+0,13−0,10+0,47+0,37
15Cantal−0,57−0,76+0,65−0,11
16Charente−0,18−0,39+0,41+0,02
17Charente-Maritime−0,27−0,49+1,20+0,71
18Cher−0,21−0,43+0,12−0,31
19Corrèze−0,45−0,57+0,52−0,04
21Côte-d'Or+0,18−0,01+0,21+0,19
22Côtes-d'Armor−0,22−0,43+0,79+0,36
23Creuse−0,86−1,04+0,60−0,44
24Dordogne−0,48−0,67+0,83+0,16
25Doubs+0,42+0,15+0,10+0,25
26Drôme+0,28+0,05+0,35+0,41
27Eure+0,33+0,07−0,05+0,02
28Eure-et-Loir+0,31+0,06−0,060,00
29Finistère−0,11−0,28+0,73+0,44
2ACorse-du-Sud−0,05−0,17+1,30+1,13
2BHaute-Corse−0,01−0,17+1,04+0,87
30Gard+0,15−0,05+0,63+0,59
31Haute-Garonne+0,56+0,40+0,88+1,28
32Gers−0,38−0,56+0,70+0,13
33Gironde+0,29+0,17+0,92+1,09
34Hérault+0,27+0,09+1,10+1,20
35Ille-et-Vilaine+0,42+0,25+0,68+0,92
36Indre−0,46−0,67+0,20−0,47
37Indre-et-Loire+0,20+0,01+0,34+0,35
38Isère+0,53+0,29+0,24+0,52
39Jura−0,01−0,24+0,10−0,14
40Landes−0,12−0,31+1,34+1,04
41Loir-et-Cher−0,06−0,31+0,14−0,17
42Loire+0,22+0,02+0,23+0,24
43Haute-Loire−0,16−0,35+0,45+0,10
44Loire-Atlantique+0,43+0,29+0,79+1,07
45Loiret+0,36+0,19+0,13+0,32
46Lot−0,47−0,65+0,90+0,25
47Lot-et-Garonne−0,17−0,38+0,42+0,04
48Lozère−0,38−0,57+0,54−0,03
49Maine-et-Loire+0,37+0,15+0,26+0,41
50Manche−0,12−0,34+0,37+0,02
51Marne+0,29+0,09−0,27−0,17
52Haute-Marne−0,15−0,46−0,25−0,71
53Mayenne+0,19−0,06−0,04−0,11
54Meurthe-et-Moselle+0,22−0,02−0,01−0,03
55Meuse−0,04−0,34−0,28−0,63
56Morbihan−0,07−0,28+0,99+0,71
57Moselle+0,16−0,08+0,20+0,12
58Nièvre−0,54−0,77+0,30−0,47
59Nord+0,50+0,26−0,19+0,07
60Oise+0,52+0,29−0,18+0,11
61Orne−0,19−0,44−0,05−0,49
62Pas-de-Calais+0,26+0,01−0,12−0,12
63Puy-de-Dôme+0,08−0,07+0,34+0,27
64Pyrénées-Atlantiques−0,08−0,23+0,93+0,70
65Hautes-Pyrénées−0,32−0,51+0,71+0,20
66Pyrénées-Orientales−0,11−0,35+1,12+0,77
67Bas-Rhin+0,36+0,16+0,40+0,56
68Haut-Rhin+0,29+0,04+0,10+0,15
69Rhône+0,77+0,57+0,06+0,63
70Haute-Saône+0,02−0,250,00−0,25
71Saône-et-Loire−0,15−0,38+0,28−0,10
72Sarthe+0,17−0,05+0,06+0,01
73Savoie+0,28+0,07+0,58+0,65
74Haute-Savoie+0,59+0,45+0,63+1,07
75Paris+0,67+0,55−1,20−0,65
76Seine-Maritime+0,29+0,090,00+0,09
77Seine-et-Marne+0,77+0,60+0,15+0,74
78Yvelines+0,75+0,58−0,05+0,53
79Deux-Sèvres−0,02−0,26+0,30+0,04
80Somme+0,15−0,07−0,14−0,21
81Tarn−0,09−0,33+0,74+0,40
82Tarn-et-Garonne+0,12−0,09+0,57+0,47
83Var−0,01−0,21+1,13+0,93
84Vaucluse+0,32+0,08+0,29+0,37
85Vendée+0,05−0,23+1,16+0,92
86Vienne+0,11−0,11+0,19+0,08
87Haute-Vienne−0,11−0,26+0,20−0,06
88Vosges−0,15−0,40−0,08−0,48
89Yonne−0,12−0,38+0,08−0,30
90Territoire de Belfort+0,27+0,02−0,30−0,28
91Essonne+0,88+0,74−0,21+0,54
92Hauts-de-Seine+0,91+0,70−0,23+0,46
93Seine-Saint-Denis+1,30+1,08−0,27+0,81
94Val-de-Marne+0,93+0,76−0,30+0,46
95Val-d'Oise+1,04+0,90−0,20+0,70

Dans l'Union, la fécondité est au plus bas, et le chômage ne l'explique pas

La fécondité moyenne des régions de l'UE a culminé en 2016 (1,57 enfant par femme), puis reculé jusqu'à 1,34 enfant par femme en 2024 : son plus bas niveau depuis le début de la série, en 2007. Dans 106 des 219 régions suivies depuis au moins quinze ans, 2024 est l'année la plus basse jamais mesurée. Aucune région n'atteint le seuil de renouvellement des générations, environ 2,1 enfants par femme.

Indicateur conjoncturel de fécondité, moyenne des régions de l'UE, 2007-2024

Eurostat, demo_r_find2, CC BY 4.0 · moyenne non pondérée des 204 régions NUTS 2 suivies chaque année ; régions ultrapériphériques hors champ

Données de la figure
AnnéeEnsembleEurope du SudEurope centrale et orientaleAutres régions
20071,501,401,361,63
20081,551,471,421,66
20091,541,451,441,65
20101,551,451,411,68
20111,511,411,371,65
20121,521,391,411,65
20131,501,351,391,64
20141,531,371,461,67
20151,531,361,481,66
20161,571,381,531,69
20171,561,361,591,66
20181,541,331,601,64
20191,531,301,601,62
20201,511,291,601,60
20211,531,291,601,64
20221,461,261,531,53
20231,391,221,451,45
20241,341,201,351,42

Toutes les régions n'ont pas culminé en même temps : à l'Ouest, au Nord et au Sud, le plus souvent vers 2008-2011 ; en Europe centrale et orientale, plus tard, vers 2020. Les deux vagues se rejoignent dans la baisse des dernières années.

Une explication revient souvent : les couples feraient moins d'enfants quand l'emploi est incertain. Pour la tester, chaque région est comparée à elle-même d'une année à l'autre, au-delà du mouvement commun à toute l'Union. La relation existe, mais elle est faible : un point de chômage en plus va avec −0,015 enfant par femme (intervalle à 95 % de −0,022 à −0,009). Depuis 2016, le chômage moyen de ces régions a varié de −3,3 points, et la fécondité de −0,22 enfant par femme. Appliquée à cette variation du chômage, la pente mesurée donne +0,051 enfant par femme, de sens contraire à la baisse : le lien avec le chômage ne peut pas en rendre compte. Une pente n'est pas un effet, et ce calcul ne dit pas ce qui se serait passé si le chômage n'avait pas bougé.

Écarts de chômage et de fécondité, à région et année données

Eurostat, demo_r_find2 et lfst_r_lfu3rt, CC BY 4.0 · 2007-2024, écarts à la moyenne de la région et de l'année, moyennes par vingtile d'écart de chômage ; droite : pente de la régression

Données de la figure
VingtileÉcart de chômage (points)Écart de féconditéObservations
1−5,30+0,066171
2−2,76+0,021171
3−2,26+0,040171
4−1,90+0,047171
5−1,56+0,053171
6−1,30+0,035171
7−1,03+0,042171
8−0,75+0,030171
9−0,46+0,030171
10−0,19−0,002171
11+0,06−0,002171
12+0,30−0,007171
13+0,56−0,024171
14+0,81−0,040171
15+1,07−0,020171
16+1,36−0,040171
17+1,79−0,046171
18+2,40−0,057171
19+3,39−0,066171
20+5,78−0,060171

Les écarts de fécondité entre régions sont d'abord des écarts entre pays : les moyennes nationales en portent 66 % en 2024, les écarts entre régions d'un même pays le reste. Cette décomposition dit où se situe la variation, pas ce qui la cause. Quatre caractéristiques des régions, mesurées en 2024, ont été confrontées à la fécondité, en comparant les régions d'un même pays. À pays égal, la fécondité est plus faible là où les diplômés du supérieur sont nombreux (−0,37, intervalle de −0,55 à −0,17). Les liens avec le PIB (−0,21, intervalle de −0,42 à +0,02), la densité (−0,08, intervalle de −0,31 à +0,16) et le chômage (+0,16, intervalle de −0,13 à +0,42) ne sont pas établis, une fois tenu compte des quatre comparaisons.

Une hypothèse avancée par les démographes, que ces données ne testent pas : l'allongement des études repousse l'âge de la première naissance (Máire Ní Bhrolcháin et Éva Beaujouan, « Fertility postponement is largely due to rising educational enrolment », Population Studies, 2012, article, pour la Grande-Bretagne et la France), et un report des naissances fait baisser l'indicateur conjoncturel sans changer forcément le nombre d'enfants qu'auront les femmes au terme de leur vie féconde (effet de calendrier : John Bongaarts et Griffith Feeney, « On the quantum and tempo of fertility », Population and Development Review, 1998). Une corrélation entre régions ne dit rien des choix des personnes qui y vivent. En 2024, les fécondités régionales les plus élevées sont celles de Yugoiztochen (Bulgarie, 2,04), Severozapaden (Bulgarie, 1,92) et Východné Slovensko (Slovaquie, 1,76) ; les plus basses, celles de Sardegna (Italie, 0,91), Principado de Asturias (Espagne, 0,95) et Galicia (Espagne, 0,96).

La population vieillit presque partout, et plus vite là où elle part

De 2008 à 2025, la part des 65 ans et plus a progressé dans 210 régions de l'UE sur 214, de +5,0 points en médiane : elle atteint 22,5 % en moyenne. Les écarts d'âge entre régions tiennent de moins en moins au pays : 59 % en 2008, 36 % en 2025. Le reste tient aux écarts entre régions d'un même pays, qui se creusent.

Part des 65 ans et plus dans la population, moyenne des régions de l'UE, 2008-2025

Eurostat, demo_r_pjanind2, CC BY 4.0 · moyenne non pondérée des 214 régions suivies ; années lacunaires écartées ; régions ultrapériphériques hors champ

Données de la figure
AnnéeEnsembleEurope du SudEurope centrale et orientaleAutres régionsÉcarts dus au pays
200817,518,915,118,059 %
200917,719,015,218,259 %
201017,919,115,418,558 %
201117,918,915,518,657 %
201218,419,616,018,954 %
201419,120,316,819,551 %
201519,420,717,319,849 %
201619,721,017,820,146 %
201720,121,218,320,344 %
201820,421,518,720,642 %
201920,721,719,120,941 %
202021,022,019,621,240 %
202121,322,320,121,438 %
202221,622,620,421,637 %
202321,822,920,621,837 %
202422,123,220,922,136 %
202522,523,521,322,436 %

Depuis 2014, 41 % des régions ont perdu des habitants. Ce sont elles qui vieillissent le plus vite : dans le quart des régions qui en ont le plus perdu, la part des 65 ans et plus a gagné 4,2 points en médiane, contre 2,4 points dans le quart qui en a le plus gagné. À pays égal, le lien est net (corrélation de −0,64, intervalle de −0,72 à −0,54).

Évolution de la population et vieillissement des régions de l'UE, 2014-2025

Eurostat, demo_r_pjanind2 et demo_r_pjangrp3, CC BY 4.0 · 226 régions ; droite : tendance entre toutes les régions

Données de la figure
RégionPaysPopulation (%)65 ans et plus (points)
AbruzzoIT−4,6+3,8
AlgarvePT+9,5+4,1
AlsaceFR+3,7+4,6
Anatoliki Makedonia, ThrakiEL−5,5+2,2
AndalucíaES+3,5+3,2
AquitaineFR+8,7+3,8
AragónES+2,5+2,0
ArnsbergDE+0,6+1,4
AttikiEL−3,5+3,7
AuvergneFR+0,6+4,5
BasilicataIT−8,0+4,8
Basse-NormandieFR+0,5+5,3
BerlinDE+7,70,0
BourgogneFR−1,3+4,6
BrandenburgDE+4,4+3,7
Bratislavský krajSK+19,1+4,0
BraunschweigDE+0,9+1,7
BremenDE+7,2−0,5
BretagneFR+6,5+4,5
Bucureşti-IlfovRO+1,3+3,7
BudapestHU−2,8+1,6
BurgenlandAT+5,0+4,3
CalabriaIT−6,3+4,6
CampaniaIT−4,0+4,2
CantabriaES+1,0+4,7
Castilla y LeónES−3,7+3,6
Castilla-La ManchaES+2,5+2,1
CataluñaES+9,3+1,8
Centre — Val de LoireFR+0,4+4,1
CentruRO−2,7+4,5
Champagne-ArdenneFR−3,2+4,9
ChemnitzDE−5,6+4,0
Ciudad de CeutaES−1,2+2,8
Ciudad de MelillaES+3,5+3,0
Comunidad Foral de NavarraES+7,3+2,3
Comunidad de MadridES+11,6+2,4
Comunitat ValencianaES+9,4+2,3
CorseFR+11,7+4,5
DarmstadtDE+5,7+1,1
DetmoldDE+2,4+2,0
DolnośląskiePL−2,5+6,9
DrentheNL+3,6+4,8
DresdenDE−0,4+2,6
Dytiki ElládaEL−6,5+3,7
Dytiki MakedoniaEL−12,1+4,8
Dél-AlföldHU−7,3+4,0
Dél-DunántúlHU−7,7+5,3
DüsseldorfDE+3,1+0,8
Eastern and MidlandIE+19,4+2,7
EestiEE+4,1+2,5
Emilia-RomagnaIT+0,7+1,6
Etelä-SuomiFI−0,9+5,1
ExtremaduraES−4,0+3,3
FlevolandNL+14,1+4,4
Franche-ComtéFR−0,2+4,4
FreiburgDE+7,0+2,3
Friesland (NL)NL+2,8+4,6
Friuli-Venezia GiuliaIT−2,6+2,7
GaliciaES−1,1+3,4
GelderlandNL+7,0+4,1
GießenDE+1,7+2,4
GroningenNL+3,5+3,7
HamburgDE+6,7−0,9
HannoverDE+1,2+1,4
Haute-NormandieFR+0,5+4,7
Helsinki-UusimaaFI+12,4+2,7
HovedstadenDK+10,4+1,1
Ile-de-FranceFR+4,3+2,7
Illes BalearsES+12,9+1,9
Ionia NisiaEL−5,3+3,2
IpeirosEL−3,8+3,8
Jadranska HrvatskaHR−5,0+5,1
JihovýchodCZ+4,0+3,2
JihozápadCZ+4,8+3,6
KarlsruheDE+5,4+1,8
KasselDE+0,1+2,0
Kentriki MakedoniaEL−6,0+3,1
KoblenzDE+3,8+2,6
KritiEL−1,1+2,9
Kujawsko-pomorskiePL−7,2+7,2
KärntenAT+2,6+3,8
KölnDE+3,5+1,7
Közép-DunántúlHU−1,7+4,0
KýprosCY+14,3+4,3
La RiojaES+3,5+2,9
Languedoc-RoussillonFR+8,9+4,2
LatvijaLV−7,0+2,8
LazioIT−0,3+3,1
LeipzigDE+8,6+0,3
LiguriaIT−4,4+1,3
Limburg (NL)NL+1,4+5,2
LimousinFR−1,2+4,4
LombardiaIT+1,1+2,4
LorraineFR−1,3+4,6
LubelskiePL−10,0+6,9
LubuskiePL−6,4+8,0
LuxembourgLU+24,1+1,1
Länsi-SuomiFI+1,8+4,1
LüneburgDE+3,1+2,4
MaltaMT+34,1+0,8
MarcheIT−4,5+3,1
Mazowiecki regionalnyPL−7,2+6,4
MałopolskiePL+0,1+4,6
Mecklenburg-VorpommernDE−1,4+5,5
Mellersta NorrlandSE+1,5+2,1
Midi-PyrénéesFR+7,7+3,2
MidtjyllandDK+7,5+3,1
MittelfrankenDE+5,2+1,5
MoliseIT−8,0+4,4
MoravskoslezskoCZ−3,2+4,6
MünsterDE+3,3+2,3
NiederbayernDE+5,9+2,9
NiederösterreichAT+6,3+2,3
Noord-BrabantNL+7,5+3,7
Noord-HollandNL+9,1+2,8
Nord-EstRO−1,7+2,5
Nord-Pas de CalaisFR−0,2+4,4
Nord-VestRO−1,8+3,4
NordjyllandDK+2,0+3,6
Norra MellansverigeSE+3,1+2,5
NortePT+1,4+6,2
Northern and WesternIE+15,0+3,4
Notio AigaioEL−0,8+4,3
Nyugat-DunántúlHU−0,5+4,0
OberbayernDE+6,6+0,7
OberfrankenDE−0,1+2,6
OberpfalzDE+4,0+2,7
OberösterreichAT+7,7+2,4
OpolskiePL−7,9+6,5
OverijsselNL+4,9+3,7
Pays de la LoireFR+6,9+4,1
País VascoES+3,2+3,3
PeloponnisosEL−8,5+3,8
PestHU+9,7+2,5
PicardieFR−1,1+4,5
PiemonteIT−3,8+2,7
PodkarpackiePL−6,5+6,2
PodlaskiePL−7,9+5,7
Pohjois- ja Itä-SuomiFI−2,2+6,1
Poitou-CharentesFR+2,7+5,1
PomorskiePL+1,4+5,7
PrahaCZ+12,4+0,3
Principado de AsturiasES−4,1+4,9
Prov. AntwerpenBE+7,8+2,3
Prov. Brabant wallonBE+6,4+3,7
Prov. HainautBE+2,6+2,8
Prov. Limburg (BE)BE+6,0+4,7
Prov. LiègeBE+3,3+2,6
Prov. Luxembourg (BE)BE+7,8+2,4
Prov. NamurBE+4,8+3,3
Prov. Oost-VlaanderenBE+7,8+2,1
Prov. Vlaams-BrabantBE+8,8+2,0
Prov. West-VlaanderenBE+4,8+3,0
Provence-Alpes-Côte d’AzurFR+6,0+3,8
Provincia Autonoma di BolzanoIT+4,7+2,2
Provincia Autonoma di TrentoIT+1,8+3,7
PugliaIT−4,9+4,6
Región de MurciaES+8,5+2,1
Rheinhessen-PfalzDE+3,6+2,7
Rhône-AlpesFR+6,8+3,2
Région de Bruxelles-CapitaleBE+8,4−0,2
SaarlandDE+2,2+3,1
Sachsen-AnhaltDE−4,9+3,8
SalzburgAT+7,2+2,8
SardegnaIT−5,5+6,3
Schleswig-HolsteinDE+5,1+1,7
SchwabenDE+7,0+1,6
Severen tsentralenBG−17,3+5,5
SeveroiztochenBG−10,6+5,0
SeverovýchodCZ+1,9+4,0
SeverozapadenBG−18,2+3,8
SeverozápadCZ−2,1+4,5
SiciliaIT−5,0+4,1
SjællandDK+4,7+3,5
Småland med öarnaSE+7,5+1,7
Sostinės regionasLT+9,5+1,7
SouthernIE+15,5+3,6
SteiermarkAT+4,7+2,6
Sterea ElládaEL−7,3+3,4
StockholmSE+14,3+1,3
Stredné SlovenskoSK−3,7+5,5
StuttgartDE+4,9+1,4
Střední MoravaCZ−1,0+4,5
Střední ČechyCZ+12,6+2,5
Sud-EstRO−7,1+4,9
Sud-MunteniaRO−8,4+3,5
Sud-Vest OlteniaRO−9,1+3,7
SyddanmarkDK+3,2+3,5
SydsverigeSE+11,2+1,0
ThessaliaEL−7,5+3,3
ThüringenDE−2,8+4,3
TirolAT+7,7+2,7
ToscanaIT−2,3+2,3
TrierDE+1,2+2,9
TübingenDE+6,9+2,4
UmbriaIT−4,5+3,1
UnterfrankenDE+1,6+3,2
Valle d’AostaIT−4,5+3,7
VenetoIT−1,1+3,6
VestRO−8,1+5,0
Vidurio ir vakarų Lietuvos regionasLT−6,2+3,0
VorarlbergAT+9,7+2,5
Voreio AigaioEL+8,2−0,1
Vzhodna SlovenijaSI+1,7+5,2
VästsverigeSE+10,2+1,5
Východné SlovenskoSK−1,5+5,0
Warmińsko-mazurskiePL−9,5+8,1
Warszawski stołecznyPL+12,3+2,4
Weser-EmsDE+5,0+2,5
WielkopolskiePL−0,2+5,8
WienAT+14,8−0,5
YugoiztochenBG−8,8+4,6
YugozapadenBG−3,8+2,9
Yuzhen tsentralenBG−8,6+4,8
ZachodniopomorskiePL−7,1+8,5
Zahodna SlovenijaSI+5,2+4,1
ZeelandNL+3,2+4,0
Západné SlovenskoSK−2,2+5,8
ÅlandFI+6,9+4,6
Észak-AlföldHU−6,0+3,9
Észak-MagyarországHU−8,8+3,5
Östra MellansverigeSE+10,3+1,3
Övre NorrlandSE+3,8+2,1
ŁódzkiePL−7,5+6,6
ŚląskiePL−7,9+6,7
ŚwiętokrzyskiePL−11,2+7,7

Les données ne disent pas ce qui pousse quoi : les jeunes adultes qui partent font vieillir la région qu'ils quittent, et une région âgée a moins de naissances, donc moins d'habitants demain. La fécondité du début de la période, elle, n'y est pas liée de façon nette (corrélation à pays égal de −0,12).

Les capitales restent plus jeunes : dans 16 des 18 pays qui comptent plusieurs régions suivies, la région de la capitale a moins vieilli que le reste du pays depuis 2008.

Dans les campagnes, la croissance vient des arrivées

De 1968 à 1975, les communes françaises les moins denses perdaient des habitants des deux côtés : plus de décès que de naissances, plus de départs que d'arrivées. De 1975 à 1999, elles ont regagné des habitants alors que leurs décès dépassaient toujours leurs naissances : la croissance venait des arrivées.

Commune par commune, 10 524 des 17 063 communes de cette classe comptent plus d'habitants en 2023 qu'en 1975 ; leur gain vient à 86 % du solde migratoire apparent.

Communes les moins denses de 1968 : solde naturel, solde migratoire apparent et variation totale

Insee, recensements de la population, séries historiques (population, naissances et décès) · Licence Ouverte 2.0 · classe la moins dense de 1968 (moins de 31 hab/km², 17 067 communes)

Données de la figure
PériodeSolde naturel (%/an)Solde migratoire (%/an)Variation (%/an)
1968-1975−0,24−0,58−0,81
1975-1982−0,37+0,90+0,53
1982-1990−0,16+0,81+0,65
1990-1999−0,06+0,58+0,52
1999-2007+0,14+1,03+1,17
2007-2012+0,22+0,73+0,94
2012-2017+0,10+0,23+0,33
2017-2023−0,07+0,27+0,21

Paris, à l'inverse, a eu à chaque période plus de naissances que de décès et plus de départs que d'arrivées ; de 2017 à 2023, son solde migratoire apparent est de −1,20 % par an. Les 35 autres communes qui comptaient au moins 100 000 habitants en 1968 ont suivi le même chemin jusqu'en 2017. De 2017 à 2023, leur solde migratoire apparent est proche de zéro (+0,07 % par an).

Paris et les autres grandes villes de 1968 : solde naturel, solde migratoire apparent et variation totale

Insee, recensements de la population, séries historiques (population, naissances et décès) · Licence Ouverte 2.0 · grandes villes : communes d'au moins 100 000 habitants en 1968, dans leurs limites actuelles

Données de la figure
PériodeParis : naturel (%/an)Paris : migratoire (%/an)Autres grandes villes : naturel (%/an)Autres grandes villes : migratoire (%/an)
1968-1975+0,39−2,09+0,78−0,62
1975-1982+0,30−1,08+0,57−1,23
1982-1990+0,45−0,59+0,56−0,70
1990-1999+0,55−0,69+0,52−0,23
1999-2007+0,75−0,36+0,58−0,09
2007-2012+0,76−0,33+0,64−0,45
2012-2017+0,67−1,15+0,62−0,24
2017-2023+0,55−1,20+0,46+0,07

L'analyse sur la population des communes depuis un demi-siècle, dont ce dossier reprend les classes de densité, suit l'exode rural puis le retour des campagnes.

Ce que le dossier ne dit pas

  • Le solde migratoire apparent n'est pas mesuré : c'est la variation de la population moins le solde naturel. Il contient les arrivées et les départs, mais aussi les erreurs des recensements et leurs changements de méthode : la définition de la population en 1999, le recensement annuel à partir de 2004, le questionnaire de 2018. L'Insee corrige ces effets dans ses bilans démographiques, pas dans les populations de référence qu'utilise cette page (conseils de l'Insee).
  • L'indicateur conjoncturel de fécondité mesure les naissances d'une année, pas le nombre d'enfants qu'auront finalement les femmes : quand les naissances sont retardées, il baisse sans que la descendance finale baisse autant.
  • Les liens mesurés (chômage et fécondité, population et vieillissement) sont des associations, pas des effets : migrations, naissances et décès agissent ensemble sans être séparés ici, et le chômage régional, estimé par sondage, est bruité dans les petites régions.
  • Chaque région européenne pèse le même poids, quelle que soit sa population : les moyennes décrivent les territoires, pas l'ensemble des habitants de l'Union. Les régions sont celles du découpage NUTS 2024 ; les régions ultrapériphériques sont hors du champ.
  • En France, les classes de densité sont fixées en 1968 et suivent le sort des campagnes de cette date ; les grandes villes sont des communes, pas des agglomérations : un déménagement vers la banlieue y compte comme un départ. L'outre-mer, recensé à d'autres dates, est écarté.

Recoupé avec les chiffres publiés

Une analyse peut être cohérente avec elle-même et fausse, à cause d'une jointure qui perd des territoires, d'une unité mal lue ou d'un champ voisin du bon. Ces chiffres de la page sont donc comparés à ceux que publient des sources de référence. L'écart admis tient à ce qui les sépare (champ, méthode, année, arrondi) ; au-delà, la page n'est pas publiée.

Chiffres de Prisme et chiffres publiés par les sources de référence
ChiffrePrismePubliéÉcart
Variation annuelle de la population due au solde naturel, France métropolitaine, 2017-20230,1 %0,1 %
Insee
0,0 point
admis : ± 0,05 point
Indicateur conjoncturel de fécondité, Principado de Asturias, 20240,950,95
INE (institut national de la statistique espagnol)
0,00
admis : ± 0,02
Part des 65 ans et plus, Île-de-France, 1er janvier 202516,4 %16,4 %
Insee
0,0 point
admis : ± 0,1 point
Sources, champs et écarts admis
  1. Variation annuelle de la population due au solde naturel, France métropolitaine, 2017-2023. Chiffre publié : 0,1 % (2017-2023 ; France métropolitaine, en % par an). Source : Insee, Dossier complet − France métropolitaine (tableau POP T3M, indicateurs démographiques en historique depuis 1968), consulté le 21 octobre 2026. Écart admis (± 0,05 point) : même source (recensements et état civil) : l'Insee publie ce taux au dixième de point, Prisme le donne au centième ; les deux rapportent le solde à la population et à la durée de la période
  2. Indicateur conjoncturel de fécondité, Principado de Asturias, 2024. Chiffre publié : 0,95 (2024 ; Asturies (ES12), enfants par femme, mères de toutes nationalités). Source : INE (institut national de la statistique espagnol), Indicador Coyuntural de Fecundidad por comunidad autónoma, según orden del nacimiento y nacionalidad de la madre (tableau 67226), consulté le 21 octobre 2026. Écart admis (± 0,02) : l'INE transmet ses naissances et ses populations à Eurostat, qui recalcule l'indicateur : même champ, publié au centième des deux côtés, avec des populations de référence qui peuvent différer d'une révision
  3. Part des 65 ans et plus, Île-de-France, 1er janvier 2025. Chiffre publié : 16,4 % (1er janvier 2025 ; Île-de-France (FR10), population totale). Source : Insee, Estimation de la population au 1er janvier 2026 — séries par région, sexe et âge quinquennal, consulté le 21 octobre 2026. Somme des classes de 65 ans et plus (2 061 493 habitants) rapportée à la population totale (12 549 288) de l'année 2025 du fichier régional. Écart admis (± 0,1 point) : l'Insee transmet ses estimations à Eurostat, qui publie au dixième ; les estimations provisoires de l'Insee sont révisées chaque janvier, après la transmission
Méthode détaillée

France métropolitaine : population de chaque commune aux recensements de 1968, 1975, 1982, 1990, 1999, 2007, 2012, 2017 et 2023, naissances et décès domiciliés entre deux recensements (séries historiques de l'Insee), en géographie de référence. Solde naturel : naissances moins décès ; solde migratoire apparent : variation de la population moins solde naturel ; effectifs sommés avant tout taux, rapportés à la durée de la période et à la population moyenne. Classes : 10 classes de même population selon la densité de 1968 (celles de l'analyse de la population des communes).

Europe : indicateur conjoncturel de fécondité (demo_r_find2) et part des 65 ans et plus (demo_r_pjanind2) des régions NUTS 2 de l'UE à 27. Fécondité : panel équilibré 2007-2024 (204 régions) ; lien avec le chômage des 15-74 ans (lfst_r_lfu3rt) par une régression à double effet fixe région et année, erreurs regroupées par pays ; ordre de grandeur : pente estimée multipliée par la variation du chômage moyen depuis l'année où la fécondité était la plus haute. À pays égal, corrélations de Pearson sur les écarts à la moyenne du pays avec la part de diplômés du supérieur, le logarithme du PIB par habitant, celui de la densité et le taux de chômage, toutes publiées ; valeurs q de Benjamini-Hochberg sur ces quatre tests, un lien n'étant dit établi que sous 0,05. Des régions d'un même pays se ressemblent, et un intervalle qui ignorerait cette ressemblance serait trop étroit : l'intervalle à 95 % de chaque corrélation se calcule par jackknife sur les 22 pays : la corrélation est recalculée en retirant tour à tour chaque pays, et l'intervalle suit la loi de Student à autant de degrés de liberté que de pays, moins un.

Vieillissement : régions publiées en 2008 et en 2025 ; décomposition exacte de la variance entre moyennes nationales et écarts à ces moyennes ; à pays égal, corrélations de Pearson sur les écarts à la moyenne du pays, avec les mêmes intervalles par pays, et régression à effets fixes pays sur l'évolution de la population et la densité.

Pour aller plus loin

À lire aussi

Fiches territoires

Dans l'atelier

Les données

Corrections

  • 23 octobre 2026 · Erreur corrigée. Avant : « Depuis 2016, le chômage moyen de ces régions a varié de −3,3 points : à lui seul, il aurait changé la fécondité de +0,051 enfant par femme ; elle a varié de −0,22. […] Les écarts de fécondité entre régions sont d'abord des écarts entre pays (66 % en 2024), ce qui oriente vers des causes nationales : politiques familiales, garde d'enfants, normes sociales. À pays égal, elle est plus faible là où les diplômés du supérieur sont nombreux (corrélation de −0,37) : les études longues retardent la première naissance, et l'indicateur du moment enregistre ce retard comme une baisse. ». Désormais : « Depuis 2016, le chômage moyen de ces régions a varié de −3,3 points, et la fécondité de −0,22 enfant par femme. Appliquée à cette variation du chômage, la pente mesurée donne +0,051 enfant par femme, de sens contraire à la baisse : le lien avec le chômage ne peut pas en rendre compte. Une pente n'est pas un effet […]. Les écarts de fécondité entre régions sont d'abord des écarts entre pays : les moyennes nationales en portent 66 % en 2024 […]. Cette décomposition dit où se situe la variation, pas ce qui la cause. […] À pays égal, la fécondité est plus faible là où les diplômés du supérieur sont nombreux (−0,37, intervalle de −0,55 à −0,17). Les liens avec le PIB (−0,21, intervalle de −0,42 à +0,02), la densité (−0,08, intervalle de −0,31 à +0,16) et le chômage (+0,16, intervalle de −0,13 à +0,42) ne sont pas établis, une fois tenu compte des quatre comparaisons. Une hypothèse avancée par les démographes, que ces données ne testent pas : l'allongement des études repousse l'âge de la première naissance […]. ». Rédaction et méthode : la page calculait quatre corrélations à pays égal mais n'en publiait qu'une, sans correction pour comparaisons multiples ; elle l'expliquait par un mécanisme individuel que des moyennes régionales ne peuvent pas établir, tirait des « causes nationales » d'une décomposition de variance qui ne dit que l'échelle des écarts, et présentait une pente à effets fixes comme un effet. Les quatre liens sont désormais publiés, avec des intervalles qui tiennent compte de la ressemblance des régions d'un même pays et des valeurs q de Benjamini-Hochberg ; le mécanisme n'est plus qu'une hypothèse de la littérature, sourcée. Les autres intervalles à pays égal du dossier sont calculés de la même façon (vieillissement et population : de −0,72 à −0,54 au lieu de −0,72 à −0,55). Vu lors de l'audit des méthodes du 22 octobre 2026.
  • 22 octobre 2026 · Erreur corrigée. Avant : « En 2024, la fécondité des régions de l'UE est tombée à 1,34 enfant par femme en moyenne, son niveau le plus bas depuis 2007. ». Désormais : « La fécondité moyenne des régions de l'UE a culminé en 2016 (1,57 enfant par femme), puis reculé jusqu'à 1,34 enfant par femme en 2024 : son plus bas niveau depuis le début de la série, en 2007. ». Rédaction : la série régionale commence en 2007 ; « le plus bas depuis 2007 » laissait croire à un niveau plus bas avant cette date. Vu lors de la revue des analyses ; la page est désormais une section du dossier sur la natalité et le vieillissement.

Journal de toutes les corrections

Citer ce dossier

Prisme, « Quand les naissances baissent, d'où vient la croissance de la population ? », 22 octobre 2026, mis à jour le 23 octobre 2026, https://www.prisme-donnees.fr/analyses/natalite-vieillissement. D'après : Insee, Recensement de la population, séries historiques (population, naissances et décès des communes) (Licence Ouverte 2.0) ; Eurostat, Indicateur conjoncturel de fécondité par région NUTS 2 (demo_r_find2) (CC BY 4.0) ; Eurostat, Taux de chômage par région NUTS 2 (lfst_r_lfu3rt) (CC BY 4.0) ; Eurostat, Population par grand groupe d'âge et densité, régions NUTS 2 (demo_r_pjanind2, demo_r_pjangrp3, demo_r_d3dens) (CC BY 4.0).

Questions fréquentes

Combien de départements ont plus de décès que de naissances ?

De 2017 à 2023, 60 départements de métropole sur 96, contre 42 de 2012 à 2017 et 13 de 1968 à 1975.

Quelle est la fécondité en Europe aujourd'hui ?

En 2024, la moyenne des régions de l'UE est de 1,34 enfant par femme, contre 1,57 en 2016. Dans 106 régions sur 219, c'est le niveau le plus bas jamais mesuré.

La baisse de la fécondité vient-elle du chômage ?

Non : à l'intérieur de chaque région, un point de chômage en plus ne s'accompagne que de −0,015 enfant par femme, et le chômage a baissé pendant que la fécondité chutait.

Quelles régions européennes vieillissent le plus vite ?

Celles qui perdent des habitants, à pays égal ; en tête de 2008 à 2025 : Zachodniopomorskie (Pologne), Lubuskie (Pologne) et Warmińsko-mazurskie (Pologne).

Qu'est-ce que le solde migratoire apparent ?

C'est la part de la variation de la population que les naissances et les décès n'expliquent pas : la variation entre deux recensements, moins le solde naturel. Il mesure les arrivées moins les départs, mais aussi les erreurs et les changements de méthode du recensement, d'où le mot apparent. De 2017 à 2023, il vaut +0,26 % par an en France métropolitaine, contre +0,13 % par an pour le solde naturel.