Données publiques · France et Europe · sources citées sous chaque figure À proposCharte éditorialeEnglishFlux Atom
prisme
VérificationDémographie

La fécondité française est-elle toujours la plus élevée d'Europe ?

Publié le 21 octobre 2026 · mis à jour le 23 octobre 2026 · 3 min de lecture

Données : Statistiques régionales (Eurostat, extraction du 22 octobre 2026), World Development Indicators (Banque mondiale, extraction du 22 octobre 2026)

À jour vérifié le 27 octobre 2026 État des données

L'affirmation

« La fécondité française reste la plus élevée d'Europe. »

Formulation répandue dans le débat public, sous cette forme ou une forme voisine. Elle n'est attribuée à personne.

Verdict

Faux

En 2024, la France n'a plus la fécondité la plus élevée de l'UE : la Bulgarie la devance nettement.

En 2024, la France compte 1,60 enfant par femme, contre 1,72 enfant par femme pour la Bulgarie ; la moyenne de l'UE est de 1,34 enfant par femme.

La France était nettement en tête jusqu'en 2019. De 2020 à 2022, elle était au coude à coude avec le premier des autres pays (la Roumanie en 2020, la Tchéquie en 2021 et la Bulgarie en 2022), à moins de 0,05 enfant par femme : un écart que l'approximation par les régions ne permet pas de trancher. En 2024, elle est deuxième sur 27.

Indicateur conjoncturel de fécondité, France, Bulgarie et UE, 2014-2024

Eurostat, demo_r_find2 et demo_r_pjangrp3 (pays approchés par leurs régions) ; Banque mondiale, SP.DYN.TFRT.IN (UE) · CC BY 4.0 · écart de la France au premier des autres pays, à départager seulement au-delà de 0,05 enfant par femme

Données de la figure
AnnéeFranceRang de la FrancePremier des autres paysSa valeurÉcart de la France
20141,991 sur 26Irlande1,90+0,09
20151,941 sur 26Irlande1,86+0,08
20161,911 sur 26Suède1,85+0,06
20171,881 sur 26Suède1,79+0,09
20181,861 sur 26Roumanie1,77+0,09
20191,851 sur 26Bulgarie1,80+0,05
20201,811 sur 26Roumanie1,800,00
20211,822 sur 27Tchéquie1,82−0,01
20221,772 sur 26Bulgarie1,78−0,01
20231,652 sur 26Bulgarie1,82−0,17
20241,602 sur 27Bulgarie1,72−0,12

Ce que disent exactement les données

  • Indicateur conjoncturel de fécondité : le nombre d'enfants qu'aurait une femme au long de sa vie si elle connaissait, à chaque âge, la fécondité observée l'année considérée.
  • Eurostat le publie par région NUTS 2 (demo_r_find2) ; l'entrepôt n'a pas encore la série par pays. Le chiffre de chaque pays est approché par la moyenne de ses régions, pondérée par leur population au 1er janvier, outre-mer compris. Contrôle : pour la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, l'approximation s'écarte au plus de 0,01 enfant par femme de la valeur nationale publiée par la Banque mondiale en 2024.
  • « L'Europe » s'entend ici comme l'UE à 27, le champ de ces séries ; 2024 est la dernière année publiée.
  • La baisse de la fécondité dans les régions européennes, et ce qui ne l'explique pas, sont traités dans le dossier natalité et vieillissement.

Recoupé avec les chiffres publiés

Une analyse peut être cohérente avec elle-même et fausse, à cause d'une jointure qui perd des territoires, d'une unité mal lue ou d'un champ voisin du bon. Ces chiffres de la page sont donc comparés à ceux que publient des sources de référence. L'écart admis tient à ce qui les sépare (champ, méthode, année, arrondi) ; au-delà, la page n'est pas publiée.

Chiffres de Prisme et chiffres publiés par les sources de référence
ChiffrePrismePubliéÉcart
Indicateur conjoncturel de fécondité, France, 20241,601,61
Eurostat
−0,01
admis : ± 0,03
Indicateur conjoncturel de fécondité, Bulgarie, 20241,721,72
Eurostat
0,00
admis : ± 0,03
Sources, champs et écarts admis
  1. Indicateur conjoncturel de fécondité, France, 2024. Chiffre publié : 1,61 (2024 (provisoire) ; France entière, outre-mer compris, enfants par femme). Source : Eurostat, Indicateurs de fécondité (demo_find), consulté le 22 octobre 2026. Chiffre de Prisme : moyenne des régions NUTS 2 pondérée par leur population. Écart admis (± 0,03) : Prisme approche la valeur nationale par la moyenne des régions pondérée par la population totale, et non par celle des femmes de 15 à 49 ans ; Eurostat publie au centième. Au-delà, la règle de la page ne conclut pas non plus.
  2. Indicateur conjoncturel de fécondité, Bulgarie, 2024. Chiffre publié : 1,72 (2024 ; Bulgarie, enfants par femme). Source : Eurostat, Indicateurs de fécondité (demo_find), consulté le 22 octobre 2026. Chiffre de Prisme : moyenne des régions NUTS 2 pondérée par leur population. Écart admis (± 0,03) : Prisme approche la valeur nationale par la moyenne des régions pondérée par la population totale, et non par celle des femmes de 15 à 49 ans ; Eurostat publie au centième. Au-delà, la règle de la page ne conclut pas non plus.

Comment le verdict est décidé

La règle est écrite dans le code de la page, avec ses seuils, et appliquée telle quelle au calcul : les cas sont examinés dans l'ordre, le premier vérifié donne le verdict. Elle ne dépend pas des valeurs observées. Si de nouvelles données donnent un autre verdict, la page n'est pas republiée avant d'avoir été revue.

  1. Les données ne permettent pas de trancher Sur les pays de contrôle, l'approximation par les régions s'écarte de plus de 0,03 enfant par femme de la valeur nationale publiée.
  2. Exact La dernière année, la France dépasse tous les autres pays de l'UE d'au moins 0,05 enfant par femme.
  3. Faux La dernière année, un autre pays de l'UE dépasse la France d'au moins 0,05 enfant par femme. C'est le cas ici.
  4. Les données ne permettent pas de trancher Dans les autres cas : la France et le premier des autres pays sont à moins de 0,05 enfant par femme l'une de l'autre.

Ce qui changerait le verdict

  • Un écart de moins de 0,05 enfant par femme entre la France et le pays le plus fécond donnerait « Les données ne permettent pas de trancher », comme une approximation qui s'écarterait de plus de 0,03 enfant par femme des valeurs nationales.
  • Un autre périmètre : des pays européens hors de l'UE, absents de ces séries.
  • La série nationale d'Eurostat, une fois dans l'entrepôt, remplacerait l'approximation.

Sources et licences

Mentions à reprendre :

Toutes les sources et leurs conditions d'usage · L'échelle des verdicts

Corrections

  • 23 octobre 2026 · Erreur corrigée. Avant : « La France était en tête jusqu'en 2020 ; en 2024, elle est deuxième sur 27. ». Désormais : « La France était nettement en tête jusqu'en 2019. De 2020 à 2022, elle était au coude à coude avec le premier des autres pays (la Roumanie en 2020, la Tchéquie en 2021 et la Bulgarie en 2022), à moins de 0,05 enfant par femme : un écart que l'approximation par les régions ne permet pas de trancher. En 2024, elle est deuxième sur 27. ». Rédaction : la phrase retenait la dernière année où la France était première, sans la marge que la page fixe elle-même : un écart de moins de 0,05 enfant par femme ne se distingue pas de l'erreur d'approximation. En 2020, la France ne devançait la Roumanie que de 0,002 enfant par femme ; en 2021 et 2022, elle était derrière de moins de 0,01. La phrase n'affirme plus un rang que si l'écart dépasse cette marge, et le tableau de la figure donne l'écart de chaque année. Le verdict de 2024, « Faux », ne change pas. Vu lors de l'audit du site du 22 octobre 2026.

Journal de toutes les corrections

Citer cette vérification

Prisme, « La fécondité française est-elle toujours la plus élevée d'Europe ? », 21 octobre 2026, mis à jour le 23 octobre 2026, https://www.prisme-donnees.fr/verifications/fecondite-francaise-la-plus-elevee. D'après : Eurostat, Indicateur conjoncturel de fécondité par région NUTS 2 (demo_r_find2) (CC BY 4.0) ; Eurostat, Population au 1er janvier par région NUTS 2 (demo_r_pjangrp3) (CC BY 4.0) ; Banque mondiale, d'après les instituts nationaux et les Nations unies, Indicateur conjoncturel de fécondité par pays (SP.DYN.TFRT.IN) (CC BY 4.0).